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Antonella Romano

Directrice d’études
Institution(s) de rattachement : EHESS

Coordonnées professionnelles

Centre Alexandre-Koyré - 27 rue Damesme, 75013 Paris

antonella.romano[at]ehess.fr

+ 33 (0)1 40 78 26 38

Thèmes de recherche

-    Histoire des sciences et des savoirs de l’époque moderne
-    Production des savoirs et mission
-    L’Europe et ses Indes au 16e siècle / Les monarchies ibériques et l’Orient
-    Histoires d’histoires naturelles
-    Historiographies contemporaines des sciences et des savoirs
 

Séminaires de l'année en cours

- Savoirs et productions du monde au XVIe siècle. Lieux, acteurs, échelles

- Savoirs, institutions, économies : histoires connectées et dynamiques globales. Knowledge, Institutions, Economics : connected histories and global dynamics

- Tous les savoirs du monde : introduction à l'histoire des sciences, des techniques et des savoirs du monde moderne (XVe-XVIIIe siècle)

 

Éléments de bibliographie

Livres

Impressions de Chine. L’Europe et l’englobement du monde (16e-17e siècles), Paris, Fayard, 2016. Traductions espagnole : Impressiones de China. Europa y el englobamiento del mundo, Madrid, Marcial Pons, 2018.

A. Romano (dir.), Rome et la science moderne entre Renaissance et Lumières, Rome,École française de Rome (Collection de l’École française de Rome, 403), 2008, 750 p.

La contre-réforme mathématique. Constitution et diffusion d’un culture mathématique jésuite à la Renaissance (1540-1640), Rome, École française de Rome (coll. Bibliothèque des Écoles françaises d’Athènes et de Rome, 306), 1999, 750 p.

 

Livres édités et co-édités

L. Kontler, A. Romano, S. Sebastiani, Z. Török (eds.), Negociating knowledge in early modern empires: a decentred view, New York, Palgrave-MacMillan, 2014.

P. Chinchilla, A. Romano (coord.), Escrituras de la modernidad. Los jesuitas entre cultura retorica y cultura cientifica, Mexico, Universidad Iberoamericana-Ehess, 2008, 375 p.

J. Boutier, B. Marin, A. Romano (dir.), Naples, Rome, Florence : une histoire comparée des milieux intellectuels italiens (XVIIe-XVIIIe siècle), Rome, École française de Rome (Collection de l’École française de Rome, 355), 2005, 816 p.

C. Brice, A. Romano (dir.), Sciences et religions de Copernic à Galilée (1560-1610), actes du colloque (Rome, déc. 1996), Rome, École française de Rome (Collection de l’École française de Rome, 260), 1999, 550 p.

 

Direction de numéros spéciaux de revues

« Produzione di saperi. Costruzione di spazi », dossier thématique de Quaderni storici, 2013, 1 (en collaboration avec S. Brevaglieri)

« Sciences et villes-mondes : penser les savoirs au large (XVIe-XVIIIe siècle) », dossier thématique de RHMC, (55) 2008, 2 (en collaboration avec S. Van Damme).

 

Articles et chapitres d’ouvrages (2015-18)

“Schrift und Geschichte in der Erfahrung der Missionare im 16. Jahrhundert”, dans L. Regazzoni (dir.), Schriftlose Vergangenheiten. Geschichtsschreibung an ihrer Grenze – von der Frühen Neuzeit bis in unsere Gegenwart, Olenbourg, De Gruyter, 2018, p. 3-28. 

“Martino Martini between the Chinese and the Manchu: flexibility of missionary knowledge or political uncertainties?”, dans C. Jami (ed.), Human Mobility and the Spatial Dynamics of Knowledge: Situating Science, Technology and Medicine in Late Imperial China, Paris, Collège de France, 2018, p. 241-265.

“Les échelles de Rome : une nouvelle grammaire du monde entre l’ancien et l’inconnu à la Renaissance”, dans A. Romano, S. Sebastiani (a cura di), La forza delle incertezze. Dialoghi storiografici con Jacques Revel, Bologna, Il Mulino, 2016, p. 311-351.

“Rome and its Indies: A Global System of Knowledge at the End of the Sixteenth Century”, dans Susanna Burghartz, Lucas Burkart, and Christine Göttler (ed.), Sites of Mediation: Connected Histories of Europe, 1350–1650, Leiden, Brill, 2016, p. 23-45

« Les savoirs de la mission », dans S. Van Damme (dir.), Histoire des sciences et des savoirs, vol. 1, Paris, Le Seuil, 2015, p. 347-366.

“Fabriquer l’histoire des sciences modernes. Réflexions sur une discipline à l’ère de la mondialisation », Annales, HSS, 2015/2, p. 381-408.
 

 

Présentation

Arrivée au Centre Alexandre Koyré, en 1997, j’ai consacré mes premières recherches à l’enseignement des mathématiques à la Renaissance, dans le prolongement de ma thèse. J’ai pris comme objet de mes enquêtes, la Compagnie de Jésus et l’engagement des jésuites sur le terrain de la production des savoirs, dans le cadre de la réorganisation de fond de l’Eglise catholique après le tournant du Concile de Trente. J’ai ainsi commencé à développer des enquêtes sur les espaces de la mission, en cherchant explicitement à développer une perspective ouverte : d’où le choix de la Chine et de la Nouvelle Espagne. Le European University Institute (Florence) a été le cadre de cette nouvelle inflexion de ma recherche entre 2005 et 2013, où j’ai commencé à enseigner et discuter les perspectives d’histoire impériale et globale.

Le travail que je développe, depuis mon élection à l’Ehess en 2013, propose une enquête d’histoire des sciences et des savoirs sur le type de connaissances qu’appelle l’entreprise européenne de conquête politique et spirituelle du monde à l’époque moderne. Pour ce faire, je propose un double déplacement des questionnaires, qui contribue aussi au recentrage de la réflexion sur la catégorie historiographique de Renaissance : des jésuites à tous les ordres engagés dans la conquête spirituelle, de Rome à une catholicité intégrant aussi les empires ibériques.

Le projet s’appuie sur des dossiers qui confrontent des terrains d’évangélisation distincts, en Amérique hispanique, Chine et Japon. Un tel choix vise à mettre en lumière la complexité du jeu de l’échange dans lequel sont pris les acteurs, entre leur inscriptions institutionnelles et informelles, et leurs affiliations politiques diverses. Il vise aussi à interroger la pluralité des rapports d’interlocutions avec des mondes de l’écriture, de l’idéogramme ou du pictogramme, ainsi que le rôle de médiateurs d’agents locaux aux statuts sociaux divers. Il envisage ainsi les différents récits que produisent ces interactions, « traités », « narrations », ou « histoires naturelles », et qui rendent compte de l’instabilité, à la Renaissance, des régimes européens des savoirs qui gouvernent l’écriture de l’histoire. Il interroge les espaces comme configurations de savoirs.

Impressions de Chine. L’Europe et l’englobement du monde (16e-17e siècle), propose une première série de réflexions, historiques, historiographiques et méthodologiques, sur les processus européens de production des savoirs en lien avec un rapport différent de l’Europe avec le reste du monde, enfin englobé. Le livre collectif à paraître en 2019, Knowledge and the city (av. B. de Munck, Gand) porte sur urbanités, savoirs urbains et configurations des savoirs. Ces travaux seront poursuivis sur trois plans : historiographique, à travers une réflexion systématique sur les perspectives et questions soulevées par l’histoire globale, en histoire des sciences ; empirique à travers le projet collectif « Babel-Rome » organisé en collaboration avec Elisa Andretta – qui relance l’enquête sur Rome, ville-monde au 16e siècle –, et un projet individuel sur la première ambassade japonaise à Rome en 1585.

Dernière mise à jour : janvier 2019

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